L’employeur peut parfois être contraint de procéder à une avance de frais professionnels. Vrai ou faux ?

C’est faux.

Aucun texte n’impose à l’employeur de faire l’avance au salarié des frais que celui-ci est susceptible d’exposer pour son activité professionnelle. Sa seule obligation, fixée par un arrêté du 20 décembre 2002, est de lui rembourser les frais qu’il a pu engager.

Il n’est pas davantage tenu d’effectuer cette avance lorsque les frais professionnels du salarié sont importants.
Toutefois, même s’il n’a pas d’obligation en la matière, rien ne l’empêche d’accorder une avance aux salariés concernés.
S’il opte pour cette solution, diverses modalités sont envisageables :
– frais engagés pour une mission ponctuelle : l’employeur peut effectuer une avance de frais ponctuelle avec régularisation en fin de mission ;
– frais concernant des salariés habitués à en engager : l’employeur peut opter pour une avance mensuelle en début de mois, avec régularisation en fin de mois ;
– l’avance peut enfin être envisagée en une seule fois, avec régularisation en fin de contrat, mais ce cas est plus rare.